Résumé

CO-76

Etude de corrélation génotype-phénotype chez des patients avec rearrangement de la région du gène SHOX détecté par MLPA dans la population française

Dr J. AUGERa, Mme A. BAPTISTEb, Dr S. SCHMITTc, Dr G. THIERRYc, Dr JM. COSTAd, Mlle M. AMOUYALe, Pr ML. KOTTLERf, Dr R. TOURAINEg, Dr M. LEBRUNg, Pr B. LEHEUPh, Pr V. CORMIER-DAIREi, Dr N. DE ROUXj, Mme C. ELIEb, Dr JP. BONNEFONTk

a Service de Médecine Infantile et Génétique clinique, CHU Nancy, Nancy ; b Unité de Recherche clinique - Paris Centre, CHU Necker enfants malades - Paris, Paris ; c CHU Nantes, Service de Génétique médicale, Nantes ; d Service de Génétique, Laboratoire Cerba, Saint-Ouen l'Aumône, Saint-Ouen l'Aumône ; e CHU Robert Debré - Paris, Service de Génétique, Paris ; f CHU Caen, Service de Génétique médicale, Caen ; g CHU Saint-Etienne, Service de Génétique, Saint-Etienne ; h CHU Nancy, Service de Médecine Infantile et Génétique clinique, Nancy ; i CHU Necker enfants malades - Paris, Service de Génétique médicale, Paris ; j CHU Robert Debré - Paris, Service de Génétique médicale, Paris ; k Service de Génétique médicale, CHU Necker enfants malades - Paris, Paris

Objectif : Les anomalies de SHOX ont des conséquences phénotypiques variables telles qu’une petite taille idiopathique ou la Dyschondrostéose de Leri-Weill. Le but de notre étude multicentrique observationnelle était de décrire les phénotypes et les génotypes d'une grande population avec anomalie de SHOX, ou de ses régions régulatrices, et d’identifier une possible corrélation phénotype-génotype.

Matériel et Méthodes: Les phénotypes et les génotypes ont été recueillis entre 2009 et 2013 dans 7 laboratoires français utilisant la technique MLPA à visée diagnostique. Le séquençage du gène a parfois été éffectué pour détecter une mutation ponctuelle quand la MLPA était normale.

Résultats: 305 patients ont été ainsi diagnostiqués, 91.3 % avaient une dyschondrostéose clinique. La taille médiane en DS était de -2.1. Les filles étaient diagnostiquées plus tôt que les garçons (12.7 vs 15.2 ans, p=0.04), étaient plus petites (-2.4 DS vs -2.0 DS, p=0.007) et avaient plus fréquemment une déformation de Madelung (78.2 % vs 21.7%, p=0.0004). Les anomalies génétiques étaient: 40.3% de délétions de SHOX +/- PAR1, 33.7 % de délétions de PAR1, 5.9 % de duplications de PAR1, 2.0 % de duplications de SHOX + PAR1 et 18 % de mutations ponctuelles. Chez les filles, les délétions étaient plus fréquemment associées avec une déformation de Madelung, un avant-bras court et des signes radiologiques que les duplications (p=0.02, p=0.006 et p=0.008).

Conclusion: Nous avons realisé une description de la population française mutée pour SHOX et démontré que les phénotypes chez les garçons sont moins sévères que chez les filles.