Résumé

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Intérêt du cathétérisme veineux sélectif des veines cervicales dans le bilan de localisation des adénomes parathyroïdiens : A propos de deux cas.

Dr A. LEFEBVREa, Dr L. ORIOLIa, Pr P. GOFFETTEb, Pr E. COCHEb, Pr F. JAMARc, Dr R. LHOMMELc, Pr M. MOURADd, Pr D. MAITERa

a Service d’Endocrinologie et Nutrition, Cliniques Universitaires St-Luc, 1200 Bruxelles, Bruxelles ; b Service de Radiologie et Radiologie Interventionnelle, Cliniques Universitaires St-Luc, 1200 Bruxelles, Bruxelles ; c Service de Médecine Nucléaire, Cliniques Universitaires St-Luc, 1200 Bruxelles, Bruxelles ; d Service de Transplantation Abdominale, Chirurgie Générale, Endocrinienne et de l’Obésité, Cliniques Universitaires St-Luc, 1200 Bruxelles, Bruxelles

Introduction:

L’hyperparathyroïdie primaire (HPP) est une pathologie fréquente dont le premier traitement reste actuellement la chirurgie parathyroïdienne. Dans la majorité des cas, les examens de localisation non invasifs ou l’exploration chirurgicale permettent de localiser la (ou les) glande(s) responsable(s) et la réséquer. Chez un petit nombre de patients, l’adénome ne peut être retrouvé et l’hypercalcémie persiste. Dans le nouveau bilan de localisation, la réalisation d’un cathétérisme des veines cervicales (CVC) peut être utile.

Observations:

Nous souhaitons rapporter l’histoire médicale de deux patients présentant une HPP symptomatique et persistante après chirurgie cervicale, pour lesquels un nouveau de bilan de localisation non invasif est resté négatif. Dans chaque cas, la réalisation d’un CVC a permis de nous orienter vers une localisation inhabituelle de l’adénome parathyroïdien (médiastinal supérieur droit dans un cas, postéro-inférieur para-oesophagien gauche dans l’autre), qui a été confirmée par un scan médiastinal centré (cas n° 1) et par la tomographie à émission de positrons (TEP)-méthionine (cas n° 2). A chaque fois, l’exérèse de cet adénome a permis la guérison de l’HPP.

Discussion:

Le bilan de localisation d’un adénome parathyroïdien peut être complexe quand celui-ci est situé en position inhabituelle ou ectopique ou en présence d’une maladie multiglandulaire. Les examens classiques non invasifs (échographie cervicale, scintigraphie de soustraction, CT-scan cervico-médiastinal ou IRM) ne permettent une localisation fiable que dans 90% des cas environ. Bien qu’invasif, le CVC avec dosages étagés de la parathormone peut s’avérer très utile chez ces patients qui doivent bénéficier d’une nouvelle intervention chirurgicale.

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