W. Marrakchi*a (Dr), I. Koolia (Dr), Y. Kadria (Dr), A. Aouama (Dr), H. Ben Brahima (Dr), C. Loussaiefa (Pr), A. Toumia (Dr), M. Chakrouna (Pr)

a Service des Maladies Infectieuses Hôpital Fattouma Bourguiba, Monastir, TUNISIE

* marakchiwafa02@gmail.com

Introduction :

Les bactéries multi-résistantes (BMR) représentent un problème majeur de santé publique. Les infections à BMR chez les diabétiques sont de plus en plus fréquentes.

Matériels et Méthodes :

Etude rétrospective portant sur tous les examens microbiologiques isolant une BMR durant la période (2013- 2016) dans un service de Maladies Infectieuses. Les malades étaient regroupés en deux groupes : A les malades diabétiques et B les malades non diabétiques.

Résultats :

On a colligé 158 prélèvements positifs à BMR. Parmi eux, 88 prélèvements (55,7%) étaient pratiqués chez 77 malades diabétiques d’âge moyen 63,5 ans (29-85ans). et le sex-ratio était (H/F=1,4). Les facteurs d’acquisition de BMR étaient : la prise antérieure d’antibiotiques dans 78 cas (88,6%) et l’hospitalisation dans les derniers six mois précédant l’infection dans 63 cas (71,6%). Le sondage vésical était noté dans 18 cas (20,4%). Les bactéries les plus retrouvées étaient : Escherichia coli BLSE dans 26 cas (29,5%), Klebsiella pneumoniae BLSE dans 12 cas (13,6%). Pseudomonas aeroginosa était isolé dans dix cas (11,3%) et Acinetobacter baumannii dans cinq cas (5,7%). En comparant les deux groupes A et B, le diabète était un facteur risque d’acquisition de BMR (OR=1,33, IC [1,01-1,74], p=0,04).

Conclusion

Le diabète par le biais d’hospitalisation fréquente et de la prescription aberrante d’antibiotiques induit l’émergence de résistance bactérienne. L’action doit être double : sensibiliser la population à éviter l’auto-médication et former les médecins prescripteurs.

L’auteur n’a pas transmis de déclaration de conflit d’intérêt.