Résumé

PA-036

Traitement du syndrome de Cushing par hyperplasie macronodulaire primaire: bénéfices cliniques de la surrénalectomie unilatérale

E. Debillona (Dr), FL. Velayoudom-Cephiseb (Dr), S. Salenavec (Dr), P. Carond (Pr), M. Benoite (Dr), J. Youngc (Pr), A. Tabarinb (Pr), O. Chabre*e (Pr)

a CHU Grenoble, Grenoble, FRANCE ; b Endocrinologie CHU Bordeaux, Pessac, FRANCE ; c Endocrinologie CHU Bicetre, Kremlin Bicetre, FRANCE ; d Endocrinologie CHU Toulouse, Toulouse, FRANCE ; e Endocrinologie CHU Grenoble, Grenoble, FRANCE

* OlivierChabre@chu-grenoble.fr

Contexte et objectifs: Lorsqu'il existe un syndrome de Cushing il est souvent considéré que le traitement de l'hyperplasie macronodulaire primaire (HMP) doit être la surrénalectomie bilatérale (SB), la surrénalectomie unilatérale (SU) ne serait pas assez efficace. Cependant la SB impose une insuffisance surrénale totale et définitive. Nous avons donc voulu évaluer les bénéfices cliniques de la SU, sur une grande série.

Méthodes : étude multicentrique nationale rétrospective de 15 patients avec HMP et syndrome de Cushing traités par SU. Suivi moyen 5 ans, > 5 ans chez 9/15

Résultats: 15/15 patients ont normalisé le CLU en post opératoire : CLU moyen à 2,6N en pré op; 0,27N à M1; 0,35N à M12 (p=0,001 et 0,005). Une insuffisance surrénale est observée chez 6/8 (40%) patients, dont 4 retrouveront une sécrétion quantitativement normale de cortisol au cours du suivi.

A 1 an L'IMC évolue de 27 (IQR 25,8-34,1) à 25,8 kg/m² (IQR 24-27,5) (p= 0.0164), la TAS de 135 (IQR 128-146,5) à 120mmHg (112-131,5) (p=0.0093) , TAD de 85 (78,5-91) à 70 (67-80) (p=0.0128).

A 5 ans le bénéfice clinique moyen est maintenu même si 3/15 évoluent vers une récidive de l'hypercortisolisme:transitoire (1/3) traitée par mitotane (1/3) ou par surrénalectomie controlatérale 9 ans après la première chirurgie (1/3).

Conclusion: la surrénalectomie unilatérale, qui "remonte le temps" d'une période de doublement du volume surrénalien, est un traitement efficace du syndrome de Cushing lié à l'HMP. Son risque d'insuffisance surrénale est inférieur à la surrénalectomie bilatérale et son risque de récidive reste faible.

L’auteur n’a pas transmis de déclaration de conflit d’intérêt.

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