CO-013

M. Bastin*a (Dr), A. Hartemanna (Pr), A. Toulgoata (Mme), P. Busieaua (Dr), C. Rouaultb (Mme), A. Villemainc (Dr), F. Andreellic (Pr)

a CHU Pitié-Salpêtrière, Service de Diabétologie-Métabolisme, Sorbonne Université, APHP, 75013 Paris, France., Paris, FRANCE ; b UMRS 1269 INSERM, Sorbonne Université, APHP, Faculté de Médecine, 75013 Paris, France, Paris, FRANCE ; c CHU Pitié-Salpêtrière, Service d’Oncologie, Sorbonne Université, APHP, 75013 Paris, France, Paris, FRANCE

* marie.btin@gmail.com

Objectif : Parmi les endocrinopathies secondaires aux anti-PD1 (A-PD1), les diabètes représentent une complication sévère à la physiopathologie complexe. L’hypothèse principale d’une toxicité beta-cellulaire auto-immune fulminante s’accorde mal avec les cas progressifs hyperosmolaires. La sécrétion des hormones intestinales GIP et GLP1 est influencée par le microbiote intestinal lui-même modifié par l’immunothérapie. L’objectif de l’étude est d’explorer la sécrétion des incrétines dont l’altération pourrait favoriser les hyperglycémies associées aux A-PD1.

Matériels et méthodes : La sécrétion des hormones incrétines pendant une HGPO (75g de glucose, 2 heures) a été étudiée et comparée chez 16 patients sous A-PD1 (3 diabètes fulminants DF, 5 diabetes non-fulminants DNF, 4 intolérants au glucose ITG, 4 normoglycémiques NGT), 9 sujets diabétiques de type 2 (DT2) et 11 sujets contrôles (C). Le seuil de significativité est une valeur de p< 0,05.

Résultats : Malgré un IMC moins élevé, une HbA1c similaire, l’absence d’insulinorésistance, d’hyperglucagonémie et d’hypertriglycéridémie par rapport au groupe DT2, les groupes diabétiques A-PD1 présentaient une carence relative en GIP et en GLP-1 (DF) ou une hypersécrétion de GLP-1 et une preservation du GIP (groupe NFD).

Discussion-Conclusion : Il s’agit de la première description d’une altération de la sécrétion des entéro-hormones dans les cas de diabètes sous immunothérapie, jusqu’à présent exclusivement attribués à une destruction auto-immune des cellules beta. Ce déficit est plus important que dans la population DT2 et les mécanismes habituels de déficit incrétine (surpoids, lipotoxicité, hyperglucagonémie) ont été éliminés. Des modifications du microbiote intestinal faisant le lien entre A-PD1 et entérohormones doivent être étudiées.

L’auteur n’a pas transmis de déclaration de conflit d’intérêt.