M. Oreglia*a (Dr), P. Faurea (Pr), O. Chabrea (Pr), AS. Gaucheza (Dr)

a CHU GRENOBLE ALPES, Grenoble, FRANCE

* maurine.oreglia@ch-metropole-savoie.fr

Contexte: Le cortisol salivaire à minuit (CSM) fait partie des paramètres recommandés pour le diagnostic d'hypercortisolisme. Son utilisation impose la détermination de valeurs seuils.

Objectifs : Définir une valeur seuil de cortisol salivaire (RIA CisBio sans extraction) à minuit dans notre laboratoire pour le diagnostic d'hypercortisolisme.

Matériel et Méthodes : Etude rétrospective prenant en compte tous les résultats de cortisol salivaire à minuit (CSM) réalisés sur deux ans chez des patients en hospitalisation programmée. Ont été exclus les prélèvements après traitement chirurgical ou médical anticortisolique, ou en situation de stress aigü. Quatre groupes ont été définis : syndrome de Cushing confirmé, Hypercortisolisme Infraclinique, Pseudo-Cushing, et patients témoins présentant une fonction corticotrope normale : cortisolurie des 24h<200nmol/L ou freinage minute ou cortisol minuit < 50nmol/L.

L’objectif principal était de définir le seuil permettant de distinguer les syndromes de Cushing confirmés des patients témoins.

Résultats : Sur 389 prélèvements de 153 patients nous avons inclus 186 prélèvements. Le CSM moyen dans le groupe Cushing était de 34.9nmol/L (63 prélèvements) contre 7.3 nmol/L dans le groupe Témoins (p< 0.001) (83 prélèvements). La valeur de 9.7 nmol/L permettant le diagnostic du syndrome de Cushing avec une sensibilité à 100%, une spécificité à 74.7%. Le CSM moyen était de 13.35 nmol/L, et 11.75 nmol/L dans les groupes Pseudo-Cushing et hypercortisolisme infraclinique : significativement différents vs Témoins et Cushing (p<0.01).

Conclusion: Dans notre centre la valeur de 9.7 nmol/L offre une sensibilité et une valeur prédictive négative optimales pour le diagnostic d'hypercortisolisme, avec une bonne spécificité.

L’auteur n’a pas transmis de déclaration de conflit d’intérêt.